FAQ

Retrouvez ici toutes les réponses aux questions les plus fréquemment posées concernant le projet.

Le projet en bref

Pourquoi avoir choisi de faire un tramway ?

Rapide et ponctuel, silencieux et très peu polluant, il est à la fois fiable et adapté aux contraintes urbaines franciliennes. Sa capacité d’accueil (environ 300 personnes contre environ 90 places pour un bus de 12 m), la fréquence de passage de ses rames et l’amplitude de ses horaires de circulation font du tramway l’une des meilleures réponses aux besoins de mobilité des Franciliens.  

Quelles sont les prévisions de fréquentation ?

À la mise en service du projet, en 2023, la fréquentation du tram T10 est estimée à 3 600 voyageurs à l’heure de pointe du matin, soit environ 25 000 voyageurs par jour pour un total de 7,3 millions de voyages par an.  

Quelles seront la fréquence et l’amplitude horaire du tramway ?

Le tram T10 circulera 7 jours sur 7, de 5h30 à 00h30. En semaine, la fréquence des passages sera de 6 minutes aux heures de pointe, de 8 minutes aux heures creuses et de 15 minutes en service de nuit (à partir de 22h). Le week-end, elle sera comprise entre 10 et 15 minutes selon les heures du jour et de la nuit.  

Quel sera le temps de parcours entre La Croix-de-Berny et la place du Garde ?

Le tram T10 reliera les deux terminus en 25 minutes environ. Sa vitesse s’établira à 19 km/h en moyenne.  

A qui appartiendra la ligne ? Est-ce que la mise en concurrence aura un impact sur le prix du billet ?

La ligne appartient à Île-de-France Mobilités, elle n’est pas privée. Seule l’exploitation pourrait être assurée par une entreprise de droit privé. Le prix du ticket est réglementé par Île-de-France Mobilités sur l’ensemble de la région Île-de-France. La tarification sera la même que sur l’ensemble du réseau d’Île-de-France.  

Qui sera l’exploitant de la ligne ?

Le tram T10 étant un nouveau service, il sera mis en concurrence dans le cadre d’une délégation de service public. C’est une pratique très courante dans les autres grandes villes françaises. L’obligation de la mise en concurrence vient d’une directive européenne transcrite dans le droit français qui oblige à mettre en concurrence les nouveaux services crées après décembre 2009. La désignation de l’exploitant de la ligne de tram T10 interviendra environ 2 ans avant sa mise en service. Un contrat liera Île-de-France Mobilités et le futur exploitant de la ligne.  

Quel type de matériel roulant a été choisi ?

Le matériel roulant sera de type Citadis XO 5, d’une longueur de 45 mètres. Il offre une capacité de 300 places environ. Sélectionné par le biais d’un appel d’offres, c’est Alstom qui fabriquera les 13 rames du tram T10, sur son site d’Aytré, près de La Rochelle.  

Par qui sera acquis le matériel roulant ? Qui s’occupera de la maintenance de ce matériel ?

Île-de-France Mobilités finance l’achat du matériel roulant du tram T10. La maintenance sera confiée au futur exploitant de la ligne. Elle est également financée par Île-de-France Mobilités.  

Qui pilote ce projet ?

Le Département des Hauts-de-Seine assure la maîtrise d’ouvrage des aménagements urbains, tandis qu’Île-de-France Mobilités (ex STIF) assure la maîtrise d’ouvrage du système de transport et de la construction de l’atelier-garage de la ligne.  

Combien coûte le projet ? Comment est-il financé ?

Estimés à 386 millions d’euros HT (valeur décembre 2011), les investissements nécessaires à la construction du tram T10 sont co-financés par l’État, la Région Île-de-France et le Département des Hauts-de-Seine, pour ce qui est des infrastructures, tandis qu’Île-de-France Mobilités (ex STIF) assure, de son côté, le financement du matériel roulant et les coûts d’exploitation de la ligne.

Quel est le calendrier du projet ? A quelle date le tramway sera-t-il mis en service ?

Après une première phase dédiée aux opérations de déviation des réseaux concessionnaires et aux travaux préparatoires, qui s’est déroulée entre 2017 et 2020, les aménagements urbains et la construction de la ligne ont démarré en 2019. La mise en service du tram T10 est prévue pour 2023.    

Le tracé

Quel sera le tracé ?

Le tram T10 reliera Antony à Clamart en passant par Châtenay-Malabry et Le Plessis-Robinson.

Combien y aura-t-il de stations ?

D’une distance totale de 8,2 km, la ligne comptera 14 stations.

Quel sera le nom des stations ?

Du nord au sud, voici les noms définitifs des 14 futures stations du tram T10 : Clamart-Place du Garde, Jardin Parisien, Hôpital Béclère, Le Hameau, Parc des Sports, Noveos, Malabry, Vallée aux Loups, Cité-Jardin, Les Peintres, Théâtre La Piscine, Petit-Châtenay, LaVallée, La Croix de Berny – Parc de Sceaux.

Avec quelles autres lignes de transports en commun des Hauts-de-Seine le tram T10 sera-t-il en correspondance ?

Les 14 stations du tram T10 offriront des correspondances avec le RER B, le tramway T6, le Bus Trans Val de Marne (TVM) et de nombreuses lignes de bus.

Y aura-t-il un prolongement au-delà de la Place du Garde ?

La possibilité de pour voir, à terme, relier le tram T10 à la ligne 15 du futur Grand Paris Express est envisagée par les porteurs de projet. Cet objectif est notamment inscrit dans le schéma directeur de la Région Île-de-France. Cependant, les études relatives à ce prolongement ne sont pas lancées à ce jour, elles pourront être engagées une fois leurs modalités de financement définies. Le projet T10 a cependant été conçu pour être compatible et permettre la réalisation d'un prolongement en correspondance avec la future ligne 15 du Grand Paris Express (dimensionnement du matériel roulant, de l'atelier-garage...).

Les lignes de bus vont-elles être modifiées ou supprimées ? Leur fréquence sera-t-elle réduite ?

Le réseau des bus sera restructuré dans le but d’améliorer la desserte à l’échelle du territoire et faciliter les correspondances avec le tram T10. Cette réorganisation vise à améliorer le service rendu aux usagers.    

Les nouveaux aménagements

Quels sont les aménagements prévus autour du tram T10 ?

Le projet sera l’occasion d’un réaménagement de l’espace public de façade à façade sur l’ensemble du tracé. En effet, au-delà des avantages en termes de mobilité, le tramway participe à la valorisation du paysage urbain grâce à la requalification des voiries : aménagement d’itinéraires cyclables, traversées piétonnes, plantations d’arbres, etc. Ce projet est donc l’occasion d’améliorer la répartition des usages et de l’espace public sur les voies empruntées. Les aménagements, donneront davantage de place aux modes actifs et sécuriseront les déplacements piétons et cyclistes.

Quels seront les futurs aménagements paysagers ?

La plateforme du tramway sera végétalisée sur la majorité du tracé, avec un mélange d’herbe et de petites fleurs. En outre, le long du tracé, de nouveaux arbres d’alignement seront plantés en privilégiant des essences locales, nobles et variées : chênes, érables, noisetiers, tilleuls, cerisiers…En plus des critères esthétiques, de nombreux aspects entrent en considération dans le choix des essences, tels que la sécurité (garantie des accès pompiers, absence de danger au regard des lignes d’alimentation électrique du tramway…) et le cadre de vie (limitation des essences allergènes ou rendant les cheminements glissants, absence de gêne des riverains, …). A leur plantation, les arbres mesureront 3 à 4 mètres de haut comme dans la plupart des projets d’aménagements urbains. C’est une taille optimale pour une bonne reprise de l’arbre dans son nouvel environnement. De plus, la rapidité de croissance est l’un des critères pris en compte pour le choix de l’essence. Enfin, des « lieux jardins », composés d’arbustes, de plantes vicaces et de graminées, ponctueront l’itinéraire.  

Quels sont les aménagements prévus pour les personnes à mobilité réduite ?

Aux extrémités des quais, des rampes d’accès avec des pentes inférieures à 5 % rendront chaque station facilement accessible aux personnes à mobilité réduite. En outre, les quais seront bordés de bandes podotactiles et différentes annonces sonores seront diffusées en station et à bord. Les tramways choisis pour la ligne (Alstom Citadis X05) sont équipés de planchers bas (au même niveau que le quai) et de doubles-portes à ouverture tactile, qui garantissent l’accessibilité des rames. A l’intérieur des rames, les sièges les plus faciles d’accès sont réservés aux personnes prioritaires (sièges rouges) et des espaces sont prévus pour les fauteuils roulants, poussettes, bagages, etc.  

Quels sont les aménagements prévus en stations ?

Chaque station sera dotée d’abris, de bancs, de distributeurs automatiques de tickets (et rechargement pass Navigo), de poubelles, d’un panneau d’information en temps réel sur les temps d’attente et de stationnement pour les vélos. Dans un souci de confort pour les futurs usagers de la ligne, les abris des stations ont été conçus pour offrir une double protection pour la pluie surtout, mais également pour le soleil. Ainsi, la marquise des abris du Tram 10 couvre toute la profondeur du quai sur l’ensemble de la zone abritée, soit une surface d’environ 26 m². Le verre retenu pour sa construction assure également une fonction de brise soleil. Enfin, une paroi en verre, en partie arrière de l’abri, complète la protection de l’aménagement.  

Des aménagements spécifiques pour les cyclistes sont-ils prévus ?

Oui, l’arrivée du tramway s’accompagnera de l’aménagement d’un itinéraire cyclable continu tout le long de la ligne. Sur la majorité du tracé, il s’agira de bandes cyclables continues et unidirectionnelles de 1,5 m de large, de chaque côté de la voirie. Sur certaines portions du tracé, un espace plus large permettra d’aménager des pistes cyclables (espaces dédiés aux vélos, séparé de la chaussé). Tout le long de la traversée de la forêt de Meudon, le tramway sera bordé par une « voie verte » de 3 mètres de large, réservée aux cyclistes, piétons, rollers, etc. Les deux terminus seront équipés d’espaces sécurisés Véligo, tandis que des arceaux d’attache en libre-service, sont prévus à toutes les stations.  

Des parkings relais seront-ils aménagés aux terminus de la ligne ?

Le projet ne prévoit pas la construction de parkings relais aux terminus. La restructuration du réseau de bus qui accompagnera la mise en service du tramway renforcera les trajets dans une logique de rabattement vers le tram T10.

Environnement

Quels sont les impacts du projet sur son environnement ?

En termes environnementaux, le tram T10 a trois types d’impacts bien distincts :

  • L’insertion de la plate-forme sur les voiries existantes entraîne un déplacement des réseaux en sous-sol et la réorganisation des espaces de circulation automobile, de stationnement, et de cheminements doux en surface. Ces travaux ne permettent pas de conserver tous les arbres d’alignement présents sur le tracé.
  • L’insertion de la ligne dans la traversée de la forêt de Meudon et l’implantation de l’atelier-garage en lisière de la forêt domaniale de Verrières génèrent des aménagements qui, en modifiant l’environnement, sont susceptibles de perturber la faune.
  • L’insertion de la ligne de tramway, des aménagements à destination des piétons et des cyclistes ainsi que la construction de bâtiments indispensables à l’exploitation du tram T10 (tels que l’atelier-garage et d’autres locaux techniques) nécessitent d’utiliser des espaces boisés dont 3,5 ha environ, en lisière de la forêt domaniale Verrières, pour la construction de l’atelier-garage de la ligne.
 

Quelles sont les mesures prises pour limiter les impacts du projet sur son environnement ?

Le projet s’insère dans un environnement où le végétal est très présent (Domaine départemental de Sceaux, forêts domaniales de Verrières et de Meudon…). Les maîtres d’ouvrage ont tenu compte, dès les premières phases d’études, des enjeux écologiques et d’insertion paysagère du projet. Une série de mesures ont été ainsi mises en œuvre pour limiter les impacts du projet sur son environnement.
  • Le tramway s’insère autant que possible sur la voirie existante afin de réduire les impacts du projet sur les espaces boisés. Par exemple, en forêt de Meudon, le projet préserve les crêtes de talus le long de la RD2.
  • Les campagnes de renouvellement des arbres d’alignement sont réalisées en dehors des périodes de nidification, de reproduction et d’hibernation des espèces. Une écologue suit les travaux afin de limiter leur impact sur le milieu naturel
  • Les arbres conservés le long du tracé feront l’objet de protection et les travaux de nuit seront limités afin de ne pas perturber la faune nocturne, les chauves-souris notamment.
  • Une attention toute particulière sera portée à l’architecture du bâtiment de l’atelier-garage et à son insertion dans le paysage. L’atelier-garage fait l’objet d’une démarche de certification environnementale. Sa façade se composera d’éléments en terre-cuite, ce matériau naturel permettant une variation des nuances de couleur.
  • Le projet intègre des mesures visant à restaurer, à proximité immédiate des sites où l’environnement est modifié, des espaces qui pourront permettre à la faune et la flore de se développer dans des conditions au moins équivalentes à l’existant, de manière à préserver la biodiversité des milieux le long du tramway.
  • Les excavations creusées dans la journée, dans le cadre des travaux, sont protégées la nuit pour éviter qu’elles ne constituent des pièges pour la faune.
  • Une bâche de protection des amphibiens a été installée en 2017 dans la forêt domaniale de Verrières, au sud du site du futur atelier-garage, pour éviter que les tritons ne migrent vers la zone en travaux.
  • Des abris ont également été réalisés pour les hérissons courant 2018.
  • Sur le site de l’atelier-garage, les campagnes de coupe d’arbres ont été planifiées du nord-est vers le sud-ouest pour permettre à la faune de trouver refuge en dehors de la zone de travaux.
  • Quant au bois coupé, dans le cadre du projet, il a fait l’objet d’un processus de valorisation, recyclé pour la construction de charpentes ou de menuiseries ou bien utilisé comme bois de chauffage en fonction de sa qualité.
   

Quelles sont les mesures de compensation du projet ?

Dans le cadre de la réglementation sur les espèces protégées, les maîtres d’ouvrage se sont engagés à restaurer quatre parcelles situées à proximité du tracé, au bois de la Béguinière et au bois du Carreau à Châtenay-Malabry, appauvries en biodiversité. En améliorant l’état de santé de ces espaces naturels, le projet offre de nouveaux habitats diversifiés à la faune locale, et notamment aux espèces protégées impactées par les travaux à réaliser pour la construction du tramway : certains oiseaux forestiers (Pouillot fitis, Bouvreuil pivoine, Pic épeichette, Pic noir) et chauves-souris (Pipistrelle commune). Les actions de valorisation des habitats concernent au total environ 9,5 ha. Elles ont eu lieu en automne-hiver 2017 au bois de la Béguinière et se poursuivent actuellement au bois du Carreau. Cette intervention permet également d’offrir des espaces de détente pour les riverains, dans le respect de la préservation de la faune et de la flore. L’utilisation d’espaces boisés donne lieu à des mesures de reboisement valorisant environ 13 ha de forêt en Île-de-France, ainsi qu’une contribution au fonds stratégique du bois et de la forêt qui vise notamment au repeuplement forestier.      

Les travaux

Quels sont les travaux qui ont lieu actuellement ?

Tandis que les travaux de déviation des réseaux souterrains et les travaux préparatoires doivent progressivement s’achever d’ici le premier semestre 2020, les aménagements urbains et la construction de la ligne (plateforme, stations, alimentation électrique) ont démarré fin 2019. Ils se dérouleront, secteur par secteur, jusqu’en 2022.  

Quels sont les impacts de ces travaux ? Comment me tenir informé(e) ?

Les travaux d’aménagements urbains et de construction de la ligne se font tronçon par tronçon. Afin de minimiser les perturbations et maintenir la circulation pendant toute la durée du chantier, ces travaux sont organisés par étape, basculant d’un côté puis de l’autre de la voirie. Les riverains sont avertis des travaux en cours et à venir par des tracts « infos travaux » mis en ligne sur le site Internet et la page Facebook du projet.  

Quel dispositif est prévu pour les commerçants en période de travaux ?

Le Département des Hauts-de-Seine et Île-de-France Mobilités ont mis en place une procédure de règlement à l’amiable, simple et rapide, gérée par la CIA (Commission d’Indemnisation à l’Amiable). La CIA instruits les demandes d’indemnisation présentées par les professionnels implantés à proximité du tracé du tramway. La CIA permet aux commerçants et artisans, chaque fois qu’ils sont en droit d’obtenir une indemnité, d’éviter une procédure longue et parfois onéreuse auprès des tribunaux.  

Pourquoi était-il nécessaire de procéder à des coupes d’arbres ?

Malgré toutes les précautions prises pour les préserver, certains arbres d’alignement le long du tracé empêchaient la réalisation des travaux de déviation des réseaux et la construction de la plateforme du tramway. D’autres risquaient d’être mis à mal par la période de travaux ou auraient pu présenter un danger par la suite, à cause de leur proximité avec les lignes d’alimentation électrique du tramway ou la plateforme du tram. Au total, une centaine d’arbres existants seront maintenus, tandis qu’un millier d’autres seront renouvelés.  

Quand les coupes ont-elles lieu et quelles sont les précautions prises ?

Le projet a nécessité le renouvellement d’environ 1 000 arbres d’alignement. Les campagnes de coupes d’arbres ont eu lieu en automne et en hiver, hors de la période de nidification des oiseaux et hors de la période de reproduction et d’hibernation des chauves-souris. L’opération a, de plus, été suivie par une écologue qui s’est notamment assurée que les arbres présentant des cavités n’abritaient pas de chauves-souris. De même, la période de plantation des nouveaux arbres est définie en fonction de la période la plus favorable à la reprise des sujets.